Les accidents vasculaires cérébraux

dependent-100343_640Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la 3ème cause de mortalité et l’une des principales causes d’invalidité. On estime que 120000 AVC surviennent chaque année en France.

Les causes les plus fréquentes sont :
– les accidents ischémiques (80% des AVC)
– les accidents hémorragiques (hémorragies cérébrales (10 %), hémorragies méningées (5 %)).

 

 

LES ACCIDENTS ISCHÉMIQUES

L’accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) est la conséquence du manque d’apport d’oxygène dans une partie du cerveau.
L’AVC ischémique est lie à l’âge : 75% des AVC ischémiques surviennent chez les sujets âgés de plus de 65 ans et est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes.

1- L’accident ischémique transitoire (AIT)

Est une perte de fonction cérébrale ou oculaire due à un défaut d’irrigation de ces organes, durant moins d’une heure, et disparaissant sans séquelle. C’est un AVC à la suite duquel la circulation sanguine est rapidement rétablie et dont les symptômes disparaissent dans les 24 heures. Pour la plupart des patients souffrant d’un AIT, les symptômes persistent moins d’une heure. Plus les symptômes persistent, plus les risques de lésions du tissu cérébral augmentent.
Les signes cliniques des accidents ischémiques cérébraux apparaissent de façon soudaine, en quelques secondes.

Traitement :

chuteUn patient victime d’un accident ischémique transitoire doit être hospitalisé. Un scanner est pratiqué, ainsi qu’un IRM et un bilan biologique, un électrocardiogramme, un écho-Doppler cervical et si possible transcrânien.

Le traitement cherche principalement à prévenir les récidives (traitement des facteurs de risque d’athérosclérose et des causes éventuelles d’embolies) et à éviter l’évolution vers un accident constitué. La surveillance doit être étroite et au long cours car les risques de récidive ou de survenue d’un AVC sont relativement importants.

2- Accident ischémique cérébral constitué (AICC) ou infarctus cérébral

L’ischémie cérébrale touche une artère du cerveau et est responsable de lésions cérébrales irréversibles en cas d’interruption prolongée ce qui nécessite une prise en charge en urgence.
Lorsque l’obstruction artérielle dure plus de quelques minutes, l’anoxie provoque des lésions neurologiques irréversibles. On parle d’ictus, de ramollissement cérébral ou d’infarctus cérébral. Les symptômes dépendent du volume cérébral ischémié et de la localisation de l’ischémie cérébrale : hémiplégie, coma, aphasie, amnésie.

Les causes des accidents ischémiques cérébraux :

Elles sont nombreuses mais dominent par leur fréquence : l’athérosclérose et l’artériosclérose des petites artères cérébrales et les cardiopathies emboligènes
– Athérosclérose :
L’athérosclérose est une maladie des artères de moyen et gros diamètre, comme les artères carotides ou vertébrales qui cheminent dans le cou et les artères intracrâniennes qui cheminent à la base et autour du cerveau.
Le terme athérosclérose est utilisé pour désigner la perte d’élasticité des artères, due à la sclérose provoquée par l’accumulation de corps gras (lipides, essentiellement cholestérol LDL), au niveau d’une des trois tuniques, constituant la paroi des artères (l’intima).
L’athérosclérose reste en général longtemps « silencieuse », sans donner des symptômes jusqu’à ce qu’une plaque d’athérome se détache pour aller boucher une artère à distance (comme c’est souvent le cas de l’accident vasculaire cérébral).
Les facteurs de risques sont principalement l’âge, le tabagisme, le diabète et l’hypertension artérielle.

– Artériosclérose des petites artères cérébrales :
est une maladie des petites artères qui pénètrent dans le cerveau pour le vasculariser .Cette maladie, qui est associée au vieillissement et à l’hypertension artérielle, induit des modifications de la paroi artérielle qui peuvent aboutir à l’épaississement de la paroi artérielle, la disparition des cellules musculaires lisses, remplacées par une substance hyaline et de la fibrose.
Cette pathologie est proche de l’athérosclérose. Les facteurs de risque sont d’ailleurs les mêmes : âge, HTA, diabète, tabac,
Des traitements préventifs existent, principalement axés autour de la prise en charge de l’hypertension artérielle.

– Cardiopathies dites emboligènes :
Certaines cardiopathies favorisent la formation d’un thrombus (caillot) lequel peut migrer dans la circulation cérébrale et occlure une artère cérébrale, provoquant un infarctus cérébral.
Ischémie transitoire ou infarctus cérébral, les facteurs de risque et les symptômes sont les mêmes.
Les principaux facteurs de risque :
– Hypertension artérielle
– Tabagisme
– Diabète
– Augmentation du taux de cholestérol dans le sang. (hypercholestérolémie)
– Obésité
– Sédentarité
– Insuffisance cardiaque
– L’ingestion importante d’alcool

Symptômes de l’accident vasculaire cérébral :
– Trouble de la marche ou de l’équilibre, manque de coordination.
– Paralysie d’un côté du corps (hémiplégie), parfois prédominant au visage et au membre supérieur,
– Engourdissement du visage : impossibilité de sourire, la lèvre est tombante d’un côté.
– Perte de force ou un engourdissement du membre supérieur (impossibilité de lever le bras).
– Trouble de la parole : difficulté à parler ou à répéter une phrase (aphasie).
– Engourdissement ou une faiblesse de la jambe.
– Mal de tête intense, brutal et inhabituel.
– Problème de vision, même temporaire : perte de la vue d’un œil ou vision double.
– Confusion.
Dans tous les cas ces symptômes apparaissent de manière brutale, et c’est cette brutalité qui doit faire évoquer l’accident vasculaire cérébral et tout particulièrement l’infarctus cérébral.
Il faut donc réagir dès les premiers signes en appelant le 15 (SAMU) ou les Pompiers, qui pourront amener la personne sans perdre de temps vers une unité spécialisée.

Traitements :
– Lutte contre les facteurs de risque vasculaire : l’arrêt du tabac et la diminution du niveau de la pression artérielle sont les deux mesures principales
– Adaptation d’un traitement anti-thrombotique (c’est-à-dire, qui fluidifie le sang) : il s’agit de médicaments dits antiplaquettaires ou anticoagulants, selon les cas
– Application de certaines mesures plus spécifiques telles que l’opération d’une artère carotide visant à redonner à l’artère un calibre normal.

 

LES ACCIDENTS HÉMORRAGIQUES

angoisses

 

a- les hémorragies cérébrales :

On parle d’hémorragie cérébrale quand un vaisseau éclate dans le cerveau et que le sang s’y épanche. Il se produit alors une lésion locale de la substance cérébrale.
La boite crânienne étant inextensible, l’hématome va comprimer le cerveau entraînant :
Dans un premier temps, soit des symptômes d’apparition précoce et brutale (crise convulsive, coma), soit des symptômes d’apparition différée et moins spectaculaire (les troubles neurologiques, les troubles digestifs, les maux de tête, les problèmes de conscience, de vigilance etc.).
Dans un second temps, la compression des méninges, puis du cerveau va comprimer les vaisseaux sains, ce qui fait que les cellules n’étant plus oxygénées vont se détruire (nécrose) entraînant des lésions irréversibles. C’est le principe de l’infarctus .
Ces deux conséquences font de l’hémorragie cérébrale une urgence absolue.
Les causes les plus fréquentes en sont :
– Des modifications artériosclérotiques des vaisseaux cérébraux secondaires a l’hypertension artérielle ( 80% des cas).
– Des traitements par médicaments anticoagulants.
– Des tumeurs cérébrales.
– Des malformations vasculaires de naissance.
– Des maladies du sang.
– Des traumatismes crâniens.
La récupération neurologique dépend de la localisation et du volume de l’hémorragie initiale. Plus l’hémorragie est petite et plus grandes sont les chances de récupération après rééducation.

b-L ’hémorragie méningée :

La rupture d’un anévrisme artériel cérébral est la principale cause d’hémorragie méningée.
Le symptôme annonciateur le plus fort est un mal de tête très inhabituel, le plus sévère qu’il puisse exister.
Il est impératif de se rendre au plus vite à l’hôpital le plus proche.

 

Les séquelles et les complications de l’accident vasculaire cérébral :

Dans la suite d’un accident vasculaire cérébral, la récupération peut être totale. Le plus souvent des séquelles de gravité variable persistent pouvant aller jusqu’à la perte d’autonomie.
Tout dépend du type d’accident vasculaire cérébral, de sa localisation et de l’étendue des lésions. La rapidité de la prise en charge médicale et la rééducation sont aussi très importantes.
La principale complication est la survenue d’un nouvel accident vasculaire cérébral.
Les séquelles d’un accident vasculaire cérébral peuvent être multiples, comme :
– Paralysie ou une faiblesse d’un côté du corps.
– Problèmes de vision ;
– Troubles de la parole, de l’écriture ou de la compréhension orale.
– Incapacité à reconnaître ou à utiliser des objets familiers ;
– Fatigue, une somnolence ;
– Dépression ;
– Difficulté à apprendre et à mémoriser une information nouvelle ;
– Epilepsie.
– Démence.

En conclusion :

Il est possible de récupérer après un AVC, notamment grâce à la réadaptation. Mais la gravité du handicap à long terme dépend de l’importance de la lésion cérébrale. Pour éviter la récidive, il est important de conserver un mode de vie sain et de suivre scrupuleusement le traitement médical. Les patients qui ont eu un AVC risquent d’en avoir un deuxième.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter!

01.82.88.79.79 ou sur notre numéro vert : 0805 083 083 ou encore par email : contact@assistance-retraite.net