La maladie de Parkinson

Touchant près d’un million de personnes chaque année dans le monde, la maladie de Parkinson est une maladie neurologique affectant le système nerveux central responsable d’anomalies motrices d’évolution progressive. C’est la deuxième maladie neuro-dégénérative, derrière la maladie d’Alzheimer.

En France, on estime que le chiffre de patients oscille entre 70 000 et 100 000.

La maladie débute habituellement entre 45 et 70 ans. La maladie de Parkinson est l’une des pathologies les plus fréquentes chez le sujet âgé, touchant entre 4 et 5% des individus après 70 ans. Sa prévalence est de l’ordre de 84 à 160 pour 100000 habitants et augmente avec l’âge.

Cette maladie, dont l’âge moyen au diagnostic est de 58 ans, est une affection neurodégénérative caractérisée par la perte progressive des neurones produisant de la dopamine, ce neurotransmetteur nécessaire au contrôle du mouvement. La perte de ces neurones dans la substance noire, située à la base du cerveau, va progressivement entrainer une lenteur du mouvement, la raideur des membres et des tremblements, ainsi que des symptômes psychiques (dépression, anxiété, démotivation) émotionnels et cognitifs (perte de mémoire…).

Comme la plupart des maladies neuro-dégénératives, la maladie de Parkinson se caractérise par la déposition d’agrégats protéiques intracellulaires dans les neurones. Ces agrégats, dans le cas présent, sont appelés corps de Lewy et provoquent progressivement la mort des neurones concernés, particulièrement dans la substance noire pars compacta, siège des neurones dopaminergiques mésencéphaliques.

A noter : il existe une forme de parkinson, lié à la prise de certains médicaments. Il représente environ 20% des cas de parkinsonisme.

Les médicaments en cause sont le plus souvent les neuroleptiques, mais également les anti-émétiques, anti-épileptiques, antagonistes de canaux calciques (flunarizine), l’amiodarone, le lithium, etc…

Dans les cas de parkinsonisme médicamenteux, l’arrêt du médicament en question permet le plus souvent une régression des symptômes dans un délai d’une semaine à un mois. Plus rarement, les symptômes persistent à long-terme malgré l’interruption du traitement en cause.

 

Les symptômes :

La maladie de Parkinson est une affection à évolution lente et progressive. Les premiers signes sont le plus souvent anodins en apparence : fatigabilité, crampes, douleurs diverses.

La maladie de Parkinson est caractérisée par quatre symptômes :

  • le tremblement de repos: le tremblement de repos est maximum à la relaxation et disparaît lors de la contraction musculaire. ils diminuent voire disparaissent au cours du mouvement. Il est de ce fait peu gênant pour les gestes fins de la vie quotidienne. D’installation rapide, il touche au départ l’extrémité des membres (supérieurs et/ou inférieurs) et est asymétrique (unilatéral).Il est parfois facilité ou augmenté par les émotions, le stress, la fatigue, ou un effort de concentration intellectuelle.
  • la bradykinésie: c’est un trouble moteur qui se caractérise par un ralentissement des mouvements et la perte de la finesse du mouvement, comme l’écriture

Une akinésie peut, elle aussi, être présente :L’akinésie est une lenteur d’initiation des mouvements avec une tendance à l’immobilité (mouvements volontaires, mouvements associés, mouvements d’ajustement postural, mouvements d’expression gestuelle et émotionnelle), et ce, en l’absence de paralysie. (Wikipedia).

Dans certains cas, ce trouble peut aussi être associé à un besoin incessant de remuer avec

l’apparition de mouvements choréiformes (il s’agit d’un mouvement brusque, bref, rapide, saccadé et désordonné, qui affecte un ou plusieurs segments du corps) et une incapacité à rester immobile (akathisie).

Ce trouble moteur peut disparaître brutalement dans certaines circonstances, le plus souvent suite à une forte émotion (kinésie paradoxale).

  • la rigidité: La raideur, ou rigidité, est fréquente dans la maladie de Parkinson. Il s’agit d’une tension excessive des muscles, pouvant entraîner des douleurs musculaires (crampes) ou tendineuses et une sensation de raideur. Elle contribue à la difficulté des mouvements. Elle s’observe fréquemment au repos dans la posture : crispée, voutée en avant, la tête baissée et plus rarement sur le côté (phénomène de la Tour de Pise).
  • l’instabilité posturale : se caractérise par une manifestation clinique dans quatre domaines :- l’équilibre stable dans la station debout
  • les réactions posturales à une stimulation de déséquilibre extérieure
  • l’anticipation des ajustements posturaux
  • l’équilibre dynamique

 

La prise en charge de la maladie de Parkinson :

Le traitement d’un patient atteint de cette maladie ne nécessite pas, sauf exception, d’hospitalisation. Cette maladie nécessite l’intervention de nombreux professionnels de la santé.

Les intervenants :

  • Le médecin traitant: Il est souvent celui qui connaît le mieux tant le malade que son entourage, et c’est lui qui soupçonnera en premier une maladie de Parkinson.
  • Le neurologue : le rôle du neurologue est de confirmer le diagnostic et d’expliquer au
  • Patient les différentes aspects de la maladie.
  • Le kinésithérapeute: va travailler sur le maintien des activités physiques et de la motricité , ce qui  permettra d’éviter les raideurs, les mauvaises positions, les contractures et de garder une musculature correcte grâce à des exercices physiques adaptés.
  • L’ergothérapeute :

1-   va identifier les difficultés que le parkinsonien rencontre au quotidien

2- va enseigner au patient les bons gestes pour, par exemple, enfiler plus facilement son pantalon ou se lever du lit sans tomber. Ces séances permettent aussi de découvrir quelques objets bien pratiques: l’enfile-boutons, encore les couverts à large poignée antidérapante,…

3- va réfléchir aux moyens d’adapter le domicile du patient pour le rendre plus accessible et, surtout, éviter les accidents (barres d’appui dans les toilettes, retirer les tapis,…).

  • L’orthophoniste: prend en charge les troubles de la déglutition, les problèmes de phonation (difficultés à parler), l’absence d’expression faciale et la micrographie (se caractérise par une écriture qui devient de plus en plus petite à mesure que la main progresse vers la fin d’un mot ou d’une ligne).
  • L’aide-soignant(e) : va prodiguer les soins de nursing, habillage, mobilisations, aide à la prise des repas,…
  • Le psychologue clinicien: qui va, en lien avec l’équipe pluridisciplinaire, aider le patient à verbaliser et intégrer les répercussions psychologiques de son handicap et de la rééducation proposée.
  • Le neuropsychologue : qui va réaliser un bilan via des tests d’évaluation psychologiques et cognitifs adaptés au patient et monter un programme de prise en charge en neuropsychologie (stimulation, rééducation, individuelle et en groupe, des fonctions cognitives perturbées, des troubles comportementaux, des désordres émotionnels,..).
  • Le travailleur social : qui va vous aider à résoudre les problèmes financiers et familiaux et à accéder aux ressources et aux services offerts dans votre département.

L’hôpital a l’avantage de d’avoir plus d’outils diagnostiques à disposition (scanner, IRM,..).

La présence de tels équipements permet une meilleure fiabilité dans l’identification de la maladie et une forte diminution du taux d’erreur de diagnostics jusqu’à moins de 5%.

 

Vivre avec la maladie de Parkinson :

Pour mieux vivre avec la maladie :

  • Apprenez à bien la comprendre, n’hésitez pas à poser toutes vos questions à votre médecin.
  • Adaptez votre vie à vos nouveaux besoins : outils ergonomiques, aides à domicile,…
  • Adaptez votre espace : posez des barres d’appui dans la salle de bains, ôtez les tapis qui sont risques de chutes,…Vous pouvez faire appel à un ergothérapeute qui vous conseillera dans l’aménagement de votre domicile.
  • Essayez, selon vos possibilités, de conserver une activité physique, comme la marche par exemple.
  • Essayez au maximum d’éviter le stress : exercices de relaxation, apprendre à bien respirer,…

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter!

01.82.88.79.79 ou sur notre numéro vert : 0805 083 083 ou encore par email : contact@assistance-retraite.net