Ce sont des mesures de protection et non de répression.

Lorsque les facultés d’une personne âgée se détériorent, il peut devenir nécessaire de la prémunir contre elle-même ou contre la malveillance d’autrui.
Les mesures de protection juridique assurent la protection des personnes en perte d’autonomie et préservent leurs biens.

Elles sont au nombre de trois :  la sauvegarde de justice, la curatelle et la tutelle.

La sauvegarde de justice  est une mesure de protection juridique qui permet à un majeur d’être représenté pour accomplir certains actes. C’est une mesure provisoire d’un an au maximum, renouvelable une fois.Elle est mise en place à la suite d’une déclaration médicale d’affaiblissement des facultés de la personne âgée. Elle doit être demandée au juge des tutelles par le senior lui-même, un parent ou toute autre personne qui entretient des liens avec elle, y compris le médecin traitant ou l’assistante sociale.
La curatelle est un régime intermédiaire entre la tutelle et la sauvegarde de justice. La personne majeure protégée est assistée par un curateur, pour l’accomplissement des actes susceptibles de porter atteinte à son patrimoine.Le curateur ne se substitue pas à la personne protégée mais il la conseille, la contrôle et  l’assiste dans ses actes les plus graves. Pour les autres actes, la personne protégée peut agir seule, mais ces actes peuvent être annulés par une action en rescision( la rescision est, en droit, l’annulation d’un acte pour cause de vice radical ou de lésion) ou en réduction.
La tutelle est la mesure de protection juridique la plus forte. Elle concerne les personnes majeures qui ne peuvent plus veiller sur leurs intérêts quand leurs facultés mentales ou physiques sont altérées au point de les empêcher d’exprimer leur volonté. La mise sous tutelle entraîne une privation complète de la capacité juridique de la personne sous tutelle( la capacité juridique d’une personne physique est l’aptitude de cette personne à exercer ses droits et obligations   – Wikipedia).